C’est quoi tout ce tripotage au party d’initiation? Est-ce que c’est écrit « tripote-moi » sur mon front? #BIZARREOUQUOI?

Claude est saoule et un gars l’amène vers la résidence étudiante. Devrais-je vérifier si Claude est en sécurité? #BIZARREOUQUOI?

Je pense que ma coloc a rencontré quelqu’un hier soir. Ce matin, elle ne parle pas et semble bouleversée. Est-elle OK? #BIZARREOUQUOI?

Je suis assistante d’enseignement & le prof avec qui je travaille est collant avec les filles de première année. Que faire? #BIZARREOUQUOI?

Un étudiant raconte à une fille ce qu’il lui ferait au lit. La fille n’est pas intéressée, mais il continue de l’importuner. #BIZARREOUQUOI?

Jean dit : « les femmes qui se plaignent de se faire draguer devraient plutôt le prendre comme un compliment! » Pas certain! #BIZARREOUQUOI?

Line est saoule et s’évanouit. Guy dit que ce serait le fun de se taper cette belle fille en mini-jupe. Dois-je intervenir? #BIZARREOUQUOI?

Ma coloc dit qu’elle a été violée par mon ami. J’ai parlé à mon ami aujourd’hui & il pense que c’était consensuel. #BIZARREOUQUOI?

Hier soir, j’ai vu un gars tenter de convaincre ma coloc de partir avec lui. Ce matin, je suis inquiète pour elle. #BIZARREOUQUOI?

Marc m’a dit qu’il a été violé. Il m’a dit : « Oublie ça! ». Je ne peux pas ignorer ce qui s’est passé. #BIZARREOUQUOI?

Coter le bizarre

Pourquoi est-ce bizarre?Pas vraiment bizarreBizarre!Commence à être sérieuxC’est de la violence sexuelle
Pourquoi est-ce bizarre?Pas vraiment bizarreBizarre!Commence à être sérieuxC’est de la violence sexuelle
Pourquoi est-ce bizarre?Pas vraiment bizarreBizarre!Commence à être sérieuxC’est de la violence sexuelle

La majorité des agressions à caractère sexuel commises sur les campus ont lieu au cours des 8 PREMIÈRES SEMAINES8 PREMIÈRES SEMAINES de cours.

-http://cfsontario.ca/downloads/CFS_factsheet_antiviolence_FR.pdf

COMMENT AIDER

La semaine d’initiation peut être valorisante et amusante, mais où la culture du viol peut aussi être présente. Selon ton niveau de confort, tu peux choisir d’ignorer ou de poser un geste pour dénoncer ce genre de situations. Tu peux recruter d’autres participant.e.s aux activités d’initiation pour t’aider à intervenir lorsque tu es témoin de comportements inacceptables tels que celui de toucher ou de draguer une fille sans son consentement. En parlant calmement, tu peux dire à la personne que tu ne tolères pas ce comportement, peu importe son intention. Si personne n’intervient, car il ou elle trouve que ce genre de comportement est acceptable, l’agresseur continuera de harceler et d’agresser sexuellement. Tu peux également signaler ce comportement aux responsables de la semaine d’initiation, puisque tout.e.s les participant.e.s doivent respecter les politiques et codes de conduite de l’université ou du collège afin de continuer à participer aux activités sur le campus.

Les auteurs de viol sont le plus souvent des CONNAISSANCES.CONNAISSANCES.

-http://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/sv-datasheet-a.pdf

COMMENT AIDER

Faire le party, c’est le fun, mais c’est important de planifier la soirée avec tes ami.e.s et de vérifier entre vous si tout se passe bien au cours de la soirée. C’est correct de vérifier auprès de Claude si tout va bien parce qu’une personne ne peut être consentante lorsqu’elle est intoxiquée. Tu peux dire au gars que tu t’occupes de raccompagner Claude à la résidence. Lorsque tu sors avec des ami.e.s, vous pouvez vous dire, avant le party, si vous avez l’intention de flirter ou de vous laisser flirter et vous engager à vérifier, entre vous, si tout va bien au cours de la soirée. Rappelez-vous que vous avez toujours le droit de changer d’idée!

4 FEMMES SUR 54 FEMMES SUR 5 à l’université signalent des avances sexuelles non désirées d’un partenaire.

-http://www.women.gov.on.ca/french/resources/publications/campus_guide/campus_guide_fr.pdf

COMMENT AIDER

Si ta coloc semble bouleversée, c’est important de vérifier si elle va bien. Une personne qui vient d’être agressée sexuellement peut ne pas vouloir en parler tout de suite. Elle peut vivre plusieurs émotions et être confuse. Chaque personne réagit différemment à la suite d’une agression à caractère sexuel. Les survivantes ont souvent besoin de se sentir en sécurité pour, par la suite, prendre soin d’elles et parler de l’agression. Il est préférable d’éviter de faire des suppositions concernant ses émotions ou ce qui s’est passé. Tu peux lui dire que tu la crois, que tu es là pour elle si elle veut en parler ou veut ton aide et lui demander quels sont ses besoins. Elle connaît mieux que quiconque ce dont elle a besoin en termes de soutien. Il est important de lui laisser le temps et l’espace nécessaires, de respecter son rythme. Tu peux lui parler des ressources qui existent si tu sens qu’elle est prête à recevoir ce genre d’information. Si ta coloc attend plusieurs mois avant de te parler de l’agression à caractère sexuel qu’elle a subie, cela ne veut pas dire que c’est banal ou que ce n’est jamais arrivé.

ENVIRON 80 %ENVIRON 80 % de la violence sexuelle est perpétrée par quelqu’un que tu connais. Ce peut être un ami, un collègue, un camarade de classe ou même un membre de la famille.

-http://www.sexassault.ca/statistics.htm (anglais seulement)

COMMENT AIDER

C’est inacceptable qu’un professeur utilise sa position d’autorité pour agresser sexuellement une étudiante. Si tu es à l’aise, tu peux dire au professeur que ses actions sont inacceptables, tu peux choisir d’en parler à une autre instance ou à une personne en qui tu as confiance. La majorité des universités et des collèges ont des politiques, des codes de conduite et des protocoles concernant le harcèlement et les agressions sexuelles. Tu peux choisir de déposer une plainte, mais assure-toi de comprendre tes droits et les lois concernant la confidentialité. Ce n’est pas tout le personnel qui est tenu de garder les conversations confidentielles. Certains services, tels que le service de counselling, un Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) ou un service de santé sont tenus à la confidentialité. Pour être certaine, tu peux vérifier avant de parler à la personne pour savoir si ce que tu diras restera confidentiel. Rappelle-toi que tu as le droit de t’attendre à ce que ton école enquête sur ce qui s’est passé et qu’elle pose des gestes rapidement en réponse à la situation.

Les étudiants fréquentant un collège ont habituellement du mal à évaluer le niveau d'inconfort de leurs pairs face aux comportements sexistes.

-http://www.health.ny.gov/publications/2040.pdf (anglais seulement)

COMMENT AIDER

Trop d’étudiants font encore des remarques sexistes et pensent que c’est acceptable et drôle, mais les remarques sexistes sont inacceptables et ne devraient pas être tolérées. Il existe des moyens directs et indirects de réagir lorsque tu entends des remarques sexistes. Tu peux informer l’étudiant que ce qu’il a dit est inapproprié, sexiste et non désiré ou tu peux le signaler à ton professeur qui peut en parler de façon plus générale en classe.

Les femmes rapportent chaque semaine des incidents sexistes comme des commentaires dégradants et le fait d’être utilisées comme objets sexuels, ce qui nuit à leur bien-être psychologique.

-http://www.researchgate.net/publication/227629211_Everyday_Sexism_Evidence_for_Its_Incidence_Nature_and_Psychological_Impact_From_Three_Daily_Diary_Studies

COMMENT AIDER

Encore en 2014, les propos sexistes sont présents et plusieurs personnes font face à de nombreux commentaires non désirés ou des gestes dégradants à leur égard. Comme témoin, il est important de défaire ces fausses idées et mythes en informant la personne que ces propos et comportements sont inacceptables. Le harcèlement sexuel et les gestes qui l’accompagnent ne sont pas des compliments. Si tu cherches une façon de sortir de cette conversation, tu peux détourner la conversation sur un autre sujet. Si la personne insiste et continue ses propos agressants, tu as le droit de mettre fin à la conversation et t’éloigner de cette personne.

PLUS DE LA MOITIÉPLUS DE LA MOITIÉ des agressions sexuelles d’étudiantes du postsecondaire impliquent l’alcool ou les drogues.

-http://www.women.gov.on.ca/owd_new/english/resources/publications/campus_guide/campus_guide.pdf

COMMENT AIDER

Si tu vois une fille inconsciente lors d’une fête ou au bar, il est important de vérifier si elle va bien. Tu peux informer ses ami.e.s de la situation. Tu peux également dire aux gens présents qu’une fille qui porte des vêtements légers ou sexy ne mérite pas qu’on lui manque de respect. Ce type de comportement est ce qu’on appelle le « slut shaming » ou « intimidation (ou humiliation) des salopes » et est l’un des mythes sur le viol. Les filles ont le droit de s’habiller comme elles le veulent et de choisir leurs partenaires sexuels. Penser qu’une fille mérite d’être agressée à cause de ses choix vestimentaires, met la responsabilité sur la victime plutôt que sur l’agresseur.

La majorité des jeunes adultes ne comprennent pas ce qu’est le consentement. Ils croient que la différence entre les actes sexuels consensuels et l’agression à caractère sexuel peut être ambiguë surtout lorsqu’il s’agit d’ami.e.s ou de connaissances.

-http://www.women.gov.on.ca/french/resources/publications/campus_guide/campus_guide_fr.pdf

COMMENT AIDER

Le consentement n’a pas de « zone grise ». Il est important de comprendre ce que c’est et de continuellement vérifier auprès de tes partenaires. Si une personne consent à une sorte d’activité sexuelle, cela ne signifie pas qu’elle consent à tout. La notion de consentement devrait être simple à comprendre, mais, trop souvent, notre culture fait que nous mettons beaucoup trop d’emphase sur la situation et l’environnement au lieu de prendre en considération les personnes impliquées. Même si ton ami croit qu’il y avait consentement, cela ne veut pas dire que c’était le cas. Le consentement signifie « un accord volontaire à des activités sexuelles ». Il est également important de respecter le choix de consentir ou non de ta partenaire. Dans cette situation, il est important que tu soutiennes ta coloc. Tu peux dire à ton ami qu’il n’y avait pas de consentement mutuel et qu’il a besoin de s’informer sur la notion de consentement afin de bien la comprendre. Si ta coloc te parle de l’agression sexuelle qu’elle a subie, il est important de la croire. Les survivantes sont les expertes de leur vécu et savent très bien ce qui leur est arrivé. La survivante doit se sentir en sécurité et validée car elle peut ressentir de la culpabilité et de la honte.

LES MYTHES SUR LE VIOLLES MYTHES SUR LE VIOL et le manque de compréhension de ce qu’est la violence sexuelle peuvent empêcher les jeunes d’intervenir lorsqu’ils observent des comportements qui pourraient mener à une agression sexuelle. Par exemple, ne pas intervenir si tu vois un étudiant insister auprès d’une fille pour avoir une relation sexuelle.

-http://www.women.gov.on.ca/french/resources/publications/campus_guide/campus_guide_fr.pdf

COMMENT AIDER

Tu peux intervenir lorsque tu es témoin d’une situation où il semble ne pas y avoir de consentement afin d’y mettre fin. Si la situation te rend mal à l’aise, il est important d’intervenir et de soutenir ta coloc. Il existe plusieurs façons d’intervenir. Tu peux exprimer ton inquiétude à une autre personne présente et lui demander d’intervenir avec toi. Tu peux créer une distraction pour y mettre fin, par exemple, tu peux utiliser l’humour ou entamer une discussion sur un autre sujet. Tu peux faire savoir à ta coloc que tu aimerais lui parler : appelle-la, envoie-lui un texto ou demande-lui tout simplement de lui parler en privé. Il se peut aussi que tu ne te sentes pas à l’aise d’intervenir et c’est correct. Tu peux demander à une autre personne de le faire : le serveur, l’agent.e de sécurité, le professeur, etc. L’important, c’est de soutenir ta coloc et de savoir qu’il n’y a pas de consentement lorsqu’une personne a consommé de l’alcool ou  drogues.

Les hommes peuvent aussi être victimes d’agression à caractère sexuel. AU CANADA, 12% DES VICTIMESAU CANADA, 12% DES VICTIMES sont des hommes, et ceci ne représente pas la totalité puisque la majorité des hommes ne rapporte pas les agressions subies aux services policiers.

-http://www.justice.gc.ca/fra/pr-rp/jp-cj/victim/rr13_8/rr13_8.pdf

COMMENT AIDER

Si tu vois une personne bouleversée, il est important de vérifier si elle va bien. Une personne qui vient d’être agressée sexuellement peut vivre plusieurs émotions et même être désorientée par rapport à la situation. Souvent, les survivant.e.s peuvent se blâmer, se sentir coupables ou avoir honte. Le fait que l’agression sexuelle envers les hommes est moins commune et moins discutée peut rendre difficile pour les hommes d’en parler. L’important, c’est de les soutenir, peu importe comment ils souhaitent faire face à la situation, que ce soit en obtenant de l’aide ou en signalant l’incident à la police. Les survivant.e.s sont les expert.e.s de leur vécu.

Il n’est pas toujours évident d’identifier la violence sexuelle. La violence sexuelle peut prendre plusieurs formes dans un large spectre.

La COCVFF t’encourage à remarquer les situations qui t’entourent. Remarqué quelque chose de bizarre? As-tu un rôle à jouer?

Pour plus d’information sur les façons d’être un témoin actif, télécharge l’app Rise.l’app Rise.